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27.07.2008

Petit Mojo et ses frères.

J'ai fait samedi soir l'expérience de l'atelier mojito en compagnie d'un ami fournisseur de glaçons, du côté de Mantes la Plus Si Jolie.
Suite à un récent voyage à Lyon et à la découverte qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des diplomes pour boire un coup tout en se cultivant pour pas grand-chose, j'avais décrété que moi aussi je pouvais passer de la poterie à la biture avec le sourire.

Imaginez deux fanfarons quarantenaires en short avec bedaines de sortie et barbes de célibataires paresseux (un presque pléonasme...!).
Le plan à suivre avait été établi depuis au moins trois jours par téléphone, loin de toute remontrance féminine possible : apprendre à préparer correctement le mojito avant que les cuisses de poulet ne grillent au fond du barbecue.
L'évènement pouvait de plus se dérouler sous les yeux étonnés de tout le service "weekend" de  Météo France : Il ne pleuvait pas comme c'était prévu et il faisait même assez chaud .

L'ami de longue date qui me recevait avait lui aussi hâte de savoir pourquoi le rhum cubain avait si bon goût et pourquoi il fallait attendre au moins trois heures avant de pouvoir verser dans nos verres les glaçons qu'il venait à peine de mettre dans son frizer (comme disait Edika dans l'une de ses mythiques BD : quel con ce connard de con...!).
Par contre il était tout fier de me rapporter de son jardin une petite botte de menthe qui sentait bon la menthe mais pas le chêvre chaud (déjà fatigué, l'auteur...) .
Tout était prèt à part les glaçons : j'avais acheté à grands frais chez Nicolas une bouteille de Havana Club de style "Brown" et mon pote de beuverie commençait déjà à déboucher sur sa vieille table en tek de merde la bouteille de sucre de canne liquide.
Pour se faire pardonner son manque de préparation sur les glaçons, il s'empressa d'apporter deux bouteilles de Perrier qui, elles, étaient presque givrées.

Tel le jeune drogué prétentieux qui se targue de savoir comment rouler un joint d'herbe plus vite que ses camarades, je me mis donc à détacher les feuilles de menthe de leur branche et à les laisser tomber au fond de chaque verre.
Pour rajouter au côté "apéro beauf à 2 francs", je signale que nos verres provenaient de la collection Amora été 84 avec des décalcomanies que même les japonais ne nous envient plus.
Une rasade de sucre liquide comme si j'avais fait çà toute ma vie, une première tentative de mélange avec la menthe et déjà je me demandais s'il n'aurait pas été plus judicieux de faire mariner tout çà la veille au frigidaire pour faire mieux resortir le goût de la menthe...enfin bref.

J'étais tellement content de me lancer pour la première fois dans cette aventure qui n'avait rien de romanesque que j'ai eu la main un peu lourde au moment de verser le ruhm.
Quà celà ne tienne, le Perrier allait, je l'espérais, remédier à tous mes problèmes de dosage.

Le voisin du pavillon d'à côté et qui préparait le baptème de son petit dernier venait juste de passer pour nous offrir une cruche remplie du breuvage que sa femme comptait offrir à leurs invités le lendemain après la cérémonie.
Il s'agissait de rhum (moins cubain mais tout aussi efficace) avec du jus d'orange, des morceaux d'agrumes et de la vanille pour lier le tout.
Là dessus, mon hôte me rappela que pour les cuisses de poulet, il nous avait dégotté une petite bouteille de pinard etc....etc.....

Bon, le premier mojito de ma composition semblait satisfaire nos papilles gustatives mais je considérais très vite qu'il fallait que je recommence mon travail pour pouvoir comparer les dosages et les effets de la cassonade en milieu rural sur mon cerveau malade.
Assurément, je n'étais pas encore parvenu à nous servir un mojito digne des bars parisiens les plus selects.
Ma nouvelle tentative se justifiait également par le fait que la cuisson des cuisses de poulet  laissait quelque peu à désirer.
Le deuxième jet nous sembla un peu plus vendable virtuellement mais j'en savais désormais assez pour estimer que dans le monde entier on devrait laisser à chacun le droit de faire son mojito soi-même.

Un bonheur n'arrivant jamais seul, la voisine débarqua en coup de vent pour poser sur la vieille table en tek de merde un petit seau à glace rempli de .....glaçons.
Bises vite échangées, remerciements chaleureux confirmés et madame repartait s'occuper de son baptème.
Situation idéale pour boire un troisième mojito, le meilleur de tous, le mieux dosé, le plus frais, celui de mon succès inter-planétaire.
Il n'était même plus question de trouver un torchon propre pour piler la glace. Il était question d'avoir soif et pour le bonheur de l'humanité toute entière.

Le repas se déroula à un rythme de je qualifierai de croisière et même le vin avait du goût.

Vers deux heures du matin, nous nous fîmes un dernier petit mojito, histoire d'être sûrs de notre nouveau talent.


J'ai l'honneur de vous jurer que je me suis réveillé sans aucune casquette en fibro-ciment mais j'avoue que j'ai comaté tout mon dimanche.

 




Voilà, vous pouvez vous moquer du pochetron mais rappelez-vous bien que " Hasta la victoria siempre ! " .



24.07.2008

Raccourcis clavier en bonne compagnie.

Ce matin, je suis arrivé en avance au siège de ma boite alors que je pensais être en retard.
Déjà que ça m'avait ennuyé de me raser avant de sortir de chez moi, il ne s'agissait pas d'être en retard à mon premier jour de nouvelle mission.

Une fois à Nanterres, j'appelle le numéro de portable que mon manager m'avait transmis et je tombe sur une voix presque étonnée qui avait dû faire la fête la veille....
Mon nouveau responsable vient me chercher à l'accueil et me conduit au 11ème étage de la tour tout en me disant qu'il s'est couché très tard (tiens donc......!) et que ça explique sa sale gueule et son élocution difficile.

Premier entretient de bienvenue tout en buvant un café et en blaguant sur ma précédente mission à La défence.
C'est plutôt agréable de s'entendre dire qu'on est déjà connu pour une compétence ou un talent et que tout va bien se passer.

Après notre petite entrevue à laquelle s'est joint le responsable du helpdesk qui m'avait recruté (un fou furieux, un vrai..!), Yann (mon nouveau chef, donc) me présente au peu de personnes présentes au milieu de cette salle de 400m²  toute neuve et équipée mais encore vide de collaborateurs.
Que des femmes....!  Cool...!!!!!!
Je salue poliment toutes ces dames et je m'installe à côté d'une jeune "chargée d'étude" que nous nommerons pudiquement Goude.
J'étais prêt : j'allais faire du "tabouret" pendant quelques jours, le temps de me familiariser à mes nouveaux outils.
Elle m'explique que ce matin je ne comprendrai pas grand-chose à ce qu'elle va me montrer mais que c'est toujours comme çà le premier jour et que je serai fatigué en fin de journée.
Je me suis dit que j'avais déjà vécu plusieurs fois ce genre de situation et comme j'avais appris dix minutes plus tôt que je n'aurai mon poste et mon nouveau compte que la semaine prochaine (voire à mon retour de vacances), je n'avais plus qu'à  accepter de ne pas tout capter de ma nouvelle mission (postulat de base toujours difficile à intégrer chez moi).

En effet, j'ai eu tout le loisir d'absorber la quintessence du job mais pas vraiment la forme.
Une journée à dire "ah d'accord...!" alors que j'étais sûr de ne pas retenir ce qui venait de traverser mes oreilles, une journée à m'énerver intérieurement à cause du flot de procédures qu'il va falloir que j'adopte au plus vite.
Goude maniait le Ctrl+C et le Ctrl+V comme une experte tout en commentant ces gestes.

Pour vous la faire courte, je dirai que mon rôle va consister à réceptionner dans une boîte aux lettres dédiée toutes les demandes envoyées par les correspondants informatiques de GDF (depuis peu fusionnée à SUEZ) et de les réorienter de la meilleure manière qui soit aux services compétents (les petits bras armés de la maintenance informatique qui branchent et débranchent n'importe quoi sur ordre).
Une bonne centaine de demandes quotidiennes, chaque dossier necessitant un bon quart d'heure de traitement.
Nous seront bientôt une dizaine de "chargés d'étude" (pompeux à souhait le titre .....) à devoir répondre aux exigences du client.


On va bientôt pouvoir m'appeler la Plaque Tournante.....

 





Comment vais-je faire pour laisser des commentaires débiles sur vos blogs si je n'ai plus le temps ?

21.07.2008

FOURVIERE

Je m'étais bien pris la tête avant de partir samedi matin vers la gare de Lyon.

Lyon justement. Aller à Lyon pour un pic-nique de blogueurs et de blogueuses.

Aller à Lyon pour rencontrer des inconnu(e)s ou du moins mettre un visage sur les pseudos que j'ai appris à connaître au fil des mois et des mots.

Une vraie midinette..!

Je mets quoi et pourquoi...?

Ce n'était pas une question d'humeur ( j'étais déjà motivé par l'aventure depuis ma récente victoire au concours de La Marquise) mais je devais faire des choix précis entre le côté pratique de ma mission (voyage en train, visite de la ville, température élévée,....) et mes propres goûts vestimentaires (chaussures de ville ou baskets, pantalon à pince ou short, chemise ou polo, veste ou blouson....) .

J'ai fini par me calmer et c'est avec le sentiment d'être beau* que je me suis assis dans le train tout en déchirant au passage la poche gauche de mon pantalon contre l'accoudoire de mon siège.

*ndlr :Quand je dis beau, j'entends plutôt propre et correctement habillé. Je rappelle que je suis un vrai célibataire...!

Voyage sans encombre grâce à la formule IDTGV de la SNCF : soit tu es zen et tu dors tranquillment au niveau bas du wagon, soit tu déconnes à plein ventre au niveau haut en louant un lecteur de DVD.

Je me suis contenté d'exquises retrouvailles avec mon Ipod et son contenu presqu'oublié depuis sa dernière utilisation.

Arrivée à Lyon avec achat d'un plan de la ville et vissage de la casquette sur ma tête. Il fait beau, il fait chaud et je ne sais pas où je suis.

Direction Place Bellecour parce que le nom me dit vaguement quelque chose (une victoire de l'OL en championnat, certainement....) et découverte du métro lyonnais.

Entrée discrète mais décidée du parisien que je suis dans la twilight zone locale : un savant mélange entre l'Allemagne, la Suisse et l'Angleterre. Signalisation basique aux couleurs vives et décoration quasi inexistante. Habitacle confortable avec population endormie.

Ballade touristique dans Lyon.

C'est chouette Lyon, je ne connaissais pas.

Une architecture et une athmosphère qui me confirment qu'ici commence le sud de la France.

Je savais que l'endroit du pic-nique se trouvait du côté de la basilique de Fourvière et comme je venais de visiter une bonne partie du centre, il ne me restait plus qu'à découvrir le Vieux Lyon et grimper tranquillement jusqu'au point de rendez-vous du soir.

Bien mal m'en a pris !

Je savais que ma forme physique laissait à désirer depuis longtemps mais je ne m'attendais pas à constater les dégats aussi tôt !

Je ne m'attendais surtout pas à devoir gravir cette petite centaine de milliards de marches qui mènent au bon Dieu...!

J'étais pourtant depuis deux bonnes heures dans l'uniforme du touriste qui débarque de sa capitale avec le sac à dos trop lourd, le pantalon trop épais pour la saison et la chaudière dans les baskets..

Je m'étais promis toutes les pauses respiratoires possibles et je savais qu'il me restait du coca au fond du sac.

Durant mon escalade, j'essayais de me remonter le morale en me félicitant d'avoir arrêté de fumer l'année dernière mais chaque mètre parcouru ralentissait ma progression jusqu'à l'arrêt total de mes efforts.

J'ai même eu droit au supplice du grimpeur : les autres touristes qui me croisaient avec le sourire en disant d'un air entendu : "C'est quand-même mieux en descendant...!".

Descendre.

Abandonner.Se justifier.Respirer. Prendre sur soi. Assumer.

La distance qui me séparait du sommet me semblait infinie et mes jambes ne me portaient déjà plus.

Mes mollets étaient en feu et mes cuissent refusaient de faire le moindre effort.

C'est en désespoir de cause mais avec un sens de la philosophie retrouvé que je fis demi-tour en espérant que la fontaine qui jaillissait sous ma casquette s'arrêterait une fois en bas et devant un Perrier XXXL.

Mon calvaire n'était pas terminé.

Redescendre impliquait une autre concentration pour ne pas tomber, mes jambes se mettant subitement à trembler à chaque pas.

Je me sentais définitivement ridicule mais la boisson à bulles m'attendait et le jeu en valait vraiment la chandelle.

C'est donc dans un état lamentable que je revins à mon point de départ, en terrasse, juste devant.............l'entrée du funiculaire.

Je fis une pause que je trouvais bien méritée et je me promis une fois de plus de me remettre au sport mais dans de meilleures conditions.

Un petit tour dans le quartier pour trouver une supérette et acheter de quoi participer au pic-nique et me voilà lentement mais sûrement propulsé vers les hauteurs de Fourvière.
J'aime ce funiculaire !

Le pic-nique.

Une joyeuse bande d'amis se forma petit à petit au gré des arrivées dans ce jardin publique qui ne fermait pas la nuit.

Chacun(e) commençait par étaler sa nappe ou sa natte sur la pelouse et vidait son sac réfrigéré ou sa glacière au milieu du cercle que nous avions formé.

Ainsi, j'ai pu voir comment pouvait s'organiser ce que j'appellerai un "atelier Mojito".

Quatre personnes préparaient à la chaine la divine boisson dans les sacro-saints gobelets en plastique.

Entre les feuilles de menthe à écraser, le sucre de canne, le rhum et le Perrier (encore...!) à verser, chacun remplissait son rôle avec enthousiasme pendant que le reste de la troupe ouvrait les premières bouteilles de rosé.

Puis au bout d'une demi-heure, alors que je commençais à ressentir les effets de l'alcool, une nouvelle retardataire nous proposa de goûter sa dernière production maison : le Fragolito (comprenez Mojito à la fraise).
Va pour le Fragolito...!

Le reste de la soirée fut véritablement à l'image de ce qu'on m'en avait dit : sympathique et convivial.

J'ai même participé à des jeux à la complexité certaine (jeu du loup garou) où je devais mourir au bout de cinq minutes mais je me suis rattrapé au jeu Time's up en essayant de mimer Christine Ockrent ou Franck Sinatra devant un parterre de juges pour le moins largués mais hilares.

A propos de parterre, je peux dire que le confort n'étais pas (par définition) au rendez-vous.

Que je sois assis en tailleur ou allongé sur le côté "à la romaine", mes courbatures, mes articulations et mes tendons avaient du mal à se faire oublier.

Lorsque nous nous quittâmes vers 4h du matin, je devais peser au bas mot une bonne tonne !

Pas grave. Je sais maintenant que j'ai eu raison de venir à ce pic-nique. J'avais évité les pièges de l'ivresse, ce qui donna à la soirée toute sa saveur.

Comme j'étais le seul "étranger" dans cette assistance locale, je dois dire que j'ai été intégré et accepté dès le début par le groupe.

Merci donc à Myrtille (digne co-organisatrice de l'évènement), Pascal, Cerise, Silphi, BB Cam, Jahzz, Romain, Noémie, Nina, Olivier, Hubert, Camille, Brice, Lisa, Elsa (je ne serais pas venu sans son entremise et son intelligence) et les autres...

Merci.

 

Un Lecteur courbaturé mais heureux.

15.07.2008

Triste solitude.

Ce grand weekend du 14 juillet a été pour ma soeur et moi l'occasion de recevoir à la campagne quelques amis parisiens et un nombre restreint de cousins.

Hormis l'organisation militaire qui devait nous mener jusqu'au repas de gala que ma frangine avait préparé, je me suis retrouvé, une demi-heure avant l'arrivée des invités, devant l'obligation de faire une mayonnaise pour huit personnes.

Il était prévu que nous mangions en entrée un pâté de poisson accompagné d'un vin blanc savamment choisi et déjà au frais.

Comme d'habitude, le timing n'était pas respecté et je devinais déjà que nos invités risquaient d'arriver au beau milieu d'une panique que nous voulions leur éviter.

Pour la petite histoire, je dois avouer que la simple évocation du mot "Mayonnaise" me rappelle mon enfance, époque à laquelle ma défunte mère excellait dans l'art du pâté de poisson.

Elle avait remarqué très tôt mon aptitude à monter la mayonnaise pendant qu'elle s'affairait à son chef-d'œuvre tout en me prodiguant les conseils nécessaires au mélange des ingrédients.

Donc, riche de cette réminiscence et de l'image très précise d'une mayonnaise ferme, équilibrée et se tenant droite comme un flan, je me mis à l'attaque non sans avoir revêtu au préalable un tablier du meilleur goût, vestige d'une expédition punitive maternelle dans un grand magasin londonien.

J'étais prèt.

Seulement voilà, tout en m'amusant à séparer les jaunes d'œufs de leur blanc, je me suis rendu compte que j'avais oublié la méthode pour monter une mayonnaise.

Plus de trente ans me séparaient de mon dernier exploit, ma mère n'était plus là pour me conseiller et ma sœur se lavait les cheveux à l'étage.

La concentration aidant, les souvenirs se mirent à remonter. Je pouvais maintenant ouvrir le pot de moutarde sans avoir à stresser et déboucher la bouteille d'huile.

J'ai oublié de dire que le batteur électrique à trois vitesses fonctionnait toujours malgré un âge qui me semblait canonique mais faisait un bruit qu'on aurait pu comparer à celui d'un marteau-piqueur.

La mayo ne montait pas.

J'avais beau réfléchir et ajouter les ingrédients avec parcimonie, je ne voyais pas d'évolution dans mon travail.

Le gôut était pourtant au rendez-vous mais pour l'instant rien n'était assez compact.

Au bout d'une vingtaine de minutes, je pouvais décrire une mayonnaise qui oscillait entre une fausse sauce et le but escompté : une mayo ferme et bien montée.
J'avais indégniablement perdu de ma superbe comme ancien jeune maître-saucier !

Nos invités commençaient à s'installer dans le salon pour l'apéritif et je me devais de les rejoindre.

La mayonnaise attendait désormait leur jugement dans le frigidaire.

Tout en exécutant mon rôle d'hôte souriant -serveur-sommelier, je n'ai pu m'empécher de proposer comme sujet de discution la..........mayonnaise.

Ce fût un festival de conseils en tous genres.

Chacun et chacune y allant de son expérience et de sa culture.

Ainsi, j'appris que pour monter facilement une mayonnaise, il est nécessaire de laisser la moutarde brûler les jaunes d'œufs une bonne dizaine de minutes avant de les battre.

Les plus anciens d'entre nous me rappelèrent non sans une petite pointe de moquerie qu'une mayonnaise digne de ce nom se monte à la main avec une fourchette ou un fouet.

Il paraîtrait même qu'en cinq petites minutes le tour est joué !

Finalement, personne ne fit de commentaire sur le fruit de mes efforts durant le repas (à l'exception de mon voisin de gauche qui m'avait vu douter du résultat dans la cuisine et dont les compliments semblaient sincères), la conversation étant déjà passée à un autre sujet beaucoup plus parisen, politique et profond.

Au moins, l'accompagnement ne choquait personne. Je dirais même que c'était très supportable.

Hier, nous avons fini ce qui restait du repas de la veille et, entre deux bouchées et une réflexion de cuisinière, ma sœur me fit part de ses conclusions quant à son pâté de poisson :

"Tu sais, je pense qu'en fait, il aurait mieux fallu une petite sauce citronnée avec le pâté de poisson...."

 

C'est fort possible......

10.07.2008

Lecteur et son gros cadeau.

Je vais peut-être aller m'offrir prochainement une semaine de thalasso histoire de découvrir les joies de la noyade verticale et du palpé/roulé subventionné (souviens-toi  La Fille, Quiberon...).
Je rêve depuis longtemps de voir ce que c'est qu'une vraie douche de type manifestation anti-gouvernementale.
Je voudrais connaître de nouvelles sensations comme le bain de boue aromatisée aux algues vomitives, le jacuzzi pour pachydermes teutons et l'aqua-gym avec frites fluos au milieu de vieillards cacochymes mais bavards.

J'aurai certainement droit à l'injustice hôtelière du tarif pour célibataire et au menu diététique qui me fera perdre à coup sûr un os ou du moins une phalange.

J'espère comprendre la différence entre remise en forme et détente puisqu'on me propose les deux simultanément.
Je me vois d'ici pleurer comme un maniaco-dépressif en disant que je suis en pleine forme et partir dans un éclat de rire sardonique avant de me faire enfermer dans ma chambre par de charmants haltérophiles en blanc.

Je me vois très bien m'épuiser sur un vélo d'appartement à 3 ou 4 m de profondeur en attendant qu'on note mon rythme cardiaque.

Je m'imagine m'étonner chaque matin du côté pas glamour de la préposée au jet (force 18 sur 15) et dont les tentatives de séduction à mon encontre se résumeront  à "Tournez à droite monsieur,....levez les bras,....ça va, c'est pas trop chaud/froid ?"

J'aurai certainement très envie de combler mon peu de temps libre à faire le tour de la ville en courant, moi qui ne court jamais....et qui déteste cordialement çà !

J'espère que je serai capable d'accepter qu'on verse sur  mon torse poilu des huiles dont la composition et les bienfaits affichés m'échapperont  totalement, pourquoi en douter...

Pour ce qui est du hammam local, je peux d'ores et déjà vous affirmer que mon regard restera droit comme la justice et que mon ventre sera rentré au maximum. Je sais d'avance que la sensation de peser 250 kilos sera désagréable mais je me dirai que c'est pour la bonne cause et que fondre sera toujours le destin d'une bougie (ndlr : ceci ne veut absolument rien dire, l'auteur s'en excuse bien bas).

Si d'aventure on me traine de force vers un sytème de douche écossaise, j'espère que la direction m'autorisera à pousser tous les cris primaux nécessaires à mon rééquilibrage mental.

Pour l'instant, je ne vois pas trop l'intéret d'aller me ruiner le dos sur quelque "parcours musculation" que ce soit et je me promets de ne parler de gymnastique à personne.

Le bon côté des choses, c'est que j'aime bien le carrelage bleu, les fontaines qui déversent tout leur poids sur vos épaules ou votre crâne, les siestes obligées et les massages par induction de sourires et de conseils sur la meilleur manière de me DÉTENDRE....!!!!!!



Voilà en gros mon futur proche...
Je n'ai parlé ici que de voluptée, confort, détente et harmonie en devenir, en peignoir toute la journée, finalement heureux de mon sort et définitivement convaincu que "men sana in corpore sano" sera désormais mon nouveau choix de vie..!



Cependant, durant cette épopée salvatrice dans le royaume de l'eau, il me faudra  accepter d'avoir en permanence..................................

 

 

..............................un bonnet de bain rouge.

08.07.2008

Pourquoi tant de haine ?

Cette nuit j'ai fait un rêve récurent.

Désolé pour toi Martin Luther, mais je n'avais pas l'esprit à organiser une grande teuf inter-raciale, même avec du ponch et des TUC...

Dans mon rêve, les commentaires de mon blog défilaient devant moi sans que je puisse les lire en entier.

Je n'avais même pas le temps de comprendre qui me les envoyait.

Je passais donc mon temps à râler parce que je ne pouvais pas répondre au premier.

Je trouve que ce genre de galère devient un peu trop rythmé ces derniers temps....

En parlant de rêve récurent, j'ai longtemps rêvé que je devais repasser mon bac (obtenu de haute lutte à une époque où Pierre Bachelet coronisait à loisir et où Jakie Quartz insistait pour faire une mise au point).

Je me retrouvais à chaque fois paniqué à l'idée de ne pas connaitre les sujets et finissais par supplier le surveillant de croire que je l'avais déjà obtenu.

Comme je n'ai jamais été opéré de l'appendicite, j'ai également rêvé régulièrement que je devais accepter de passer sur le billard sans être anesthésié et de supporter une lame de rasoir Gilette rouillée. Ambiance camping hospitaler.

La totalité du rêve consistait à chaque fois à essayer de dire au milieu de mes larmes à mon entourage : "Il n'y a pas une autre solution?".

J'ai aussi chutté un nombre incalculable de fois d'une hauteur vertigineuse en me disant "Je vais m'écraser comme une merde et ça va faire mal...."

Que dire de toutes les fois où je me suis retrouvé nu devant une foule et les fois où mon scooter se transformait en zodiac dégonflé alors que j'étais pressé..?

J'ai passé ma vie à courir derrière un autocar dans lequel se trouvait la fille que je voulais embrasser....

Je vous dois la vérité.

Je fais partie de ces gens qui n'ont JAMAIS fait un rêve ou tout se passe bien.

 

Et vous, les rêves récurents...?

De l'aventure, du sang, des exploits, des princesses et des princes, des peurs du noir ?

04.07.2008

Panurge ce con.

Ce soir, je vais partir en weekend pendant que d'autres partiront en vacances.

Premier gros rush estival. Premiers conseils de Bison Moins Futé qu'Avant.

Il sera déconseillé de mal calculer l'heure de son départ et ne pas oublier d'hydrater les nouveaux nés.

Ce soir, la transhumance nationale fera parler la poudre par le pot d'échappement et l'herbe fraichement repeinte ne repoussera pas.

Les pères de familles seront fiers d'avoir été capables de fermer leur coffre rempli de choses inutiles quand on sait qu'ils vont passer trois semaines en maillots de bain et en tongs....

Les enfants surexcités auront déjà reçu au moins deux baffes et se vengeront sur leur Nitendo DS pendant que les ados boutonneux enverront des milliards de sms pour parler de leur connard de père et leur connasse de mère (tout celà sur un ton oscillant gaiement entre le grave et l'aigü).

Madame aura justifié la présence dans la remorque de sa cocotte minute au cas où elle doive recevoir 58 personnes d'un coup et des bottes en plastique des enfants au cas où il pleuve.

Elle sera en train de refaire pour la quinzième fois le décompte de ce qu'elle croit avoir oublié et son mari sera déjà en train d'insulter la caravane hollandaise qui n'avance pas devant son capot.

N'oublions pas que les belles-mères encore vivantes devront lutter dès le départ pour exprimer leur envie de faire pipi et pour faire taire le chien qui commence à paniquer au milieu de tout ce beau monde.

Ce soir, on verra des ongles de pieds tout vermillon et carrément prèts pour la plage nonchalament posés sur le bord du vide-poche.

On pourra déplorer quelques volutes de fumées blanchâtres s'échappant du radiateur de certains véhicules pourtant sortis de révision deux jours auparavant.

Malheureusement les plus chargés devront déballer leur chargement devant des policiers revèches et amputer gravement leur budget Ricard-cahouette dans l'espoir de repartir au plus vite.

Les motards essaieront de faire leur loi sur la file de gauche pendant que leur compagne s'agripperont de toute leurs forces au cuir de l' héroïque blouson.

Dans les 4/4 de luxe, les épouses de directeurs de succursales ne baisseront pas leur vittre pour ne pas se mélanger à la plèbe et écouteront la voix suave et si hypnotisante du dernier GPS de la Fnac .

 

Ce soir, je vais bénir l'inventeur de la boîte automatique.

La zénitude, c'est çà...!

01.07.2008

Un Je t'aime et c'est gagné...!

Mesdames, jeunes admiratrices, amies de longue date, blogueuses acharnées, future amoureuse encore inconnue de mes services,

Merci vraiment pour tous les témoignages de sympathie que j'ai reçus depuis ce matin.
Quand je pense que j'ai failli perdre un concours d'une telle envergure...!
Il paraîtrait même que la victoire fût âprement disputée....
Permettez-moi de rendre une fois de plus gloire à la Marquise de Lyon, heureuse initiatrice de ce projet.
En effet, elle a su titiller mon esprit parfois frondeur comme jamais une marquise n'aura su le faire jusqu'à présent.

Puisque vous êtes ici sur mon petit territoire blogosphérique, je voudrais également citer et remercier deux personnes qui m'ont montré la voie du récit et du billet d'humeur en étant tout simplement elles-mêmes.
Merci donc à Joanna et à La Fille avec lesquelles j'entretiens depuis d'excellenrtes relations épistolaires.


Spéciale dédicasse renouvelée à Emanu0124 (qui m'a incité sans le savoir à participer au concours de la Marquise..), PompomGirl (la Mayenne et l'humour en force...!), Fran (toujours en l'air mais pour la bonne cause....) et la Ch'tite ( du texte ciselé comme une botte de persil et des moules-frites à la crème ).

 

Profitons-en avant que l'inspiration ne me quitte.....

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